Un camion sur l’autoroute
Thursday, October 28th, 2004Il y a des jours où le magnifique lever de soleil augure une belle et agréable journée, et où pourtant, ça fini mal.
Sachant que ce week-end, je suis en Vendée, que j’ai beaucoup de route à faire avec une voiture qui consomme, je me suis dit que j’allais faire le plein en Espagne, ce soir. Je pars demain soir après le travail, je n’aurai donc pas le temps demain d’aller en Espagne. Ce soir était donc le seul espoir qui me restait d’économiser quelques (dizaines) d’euros.
Sortant du boulot, me voilà donc sur l’autoroute en train de rouler à 130km/h vers l’Espagne. J’étais pressé, mais ce n’est quand-même pas une raison pour se mettre en danger et consommer de l’essence plus que nécessaire. J’avais rendez-vous à 20h : 1h30 pour faire l’aller-retour par l’autoroute, ça devrait être bon.
Au niveau d’Urugne, j’aperçois vaguement sur la voie opposée des étincelles. Concentré sur ma conduite, je me dis que ça doit être un camion qui frotte contre la rembarde. Tiens le camion fait aussi des étincelles en frottant ses jantes sur le goudron… Ça c’est pas normal ! C’est à peu près à ce moment là que j’ai réagit, que mon coeur s’est mis à battre, que je me suis rangé sur la bande d’arrêt d’urgence et que j’ai pris le téléphone pour composer le 118. “Le numéro que vous avez demandé n’est pas attribué” - “Merde, quel c*n, c’est le 112, pas le 118″ - “Allo, bonjour, vous êtes en contact avec le samu…”
Le camion transportait des oignons ; avec le gasoil qui sortait des réservoirs, je ne vous raconte pas l’odeur… Puis l’attente pour que les secours arrivent : je n’avais rien à faire, des gens s’occupaient déjà du chauffeur. Par politesse, quand-même, je me suis dit qu’il fallait que j’attende les pompiers et la gendarmerie, pour répondre à leur éventuelles questions.
Personne d’autre n’a percuté le camion renversé, il était espagnol. Je ne sais pas pourquoi le camion s’est renversé, j’ai vu la gendarmerie faire un éthylotest, mais je n’ai pas voulu regarder le résultat. J’avoue que c’est me voiler la face : je ne veux pas savoir pourquoi, ni comment cet accident est arrivé. Je suis juste content que le chauffeur soit entier, vivant et conscient.
